RP – Bonjour.
PR – Pourriez-vous vous présenter ?
RP – Je me nomme Pascal Riebel. J’ai 45 ans. Côté famille, je n’ai pas de parents et la vie s’est chargée de me priver d’enfants. Par contre, j’ai 12 frères et sœurs, mais nous n’avons pas grandi ensembles.
PR – Le huitième jour, l’Homme créa Dieu, est-il votre premier roman ?
RP – Oui. Et j'ai eu la chance ou le mérite, si vous préférez, d'être publié à compte d'éditeurs.
PR – Votre roman est classé dans la catégorie conte philosophique. Êtes-vous philosophe ?
RP – Je ne me considère pas comme un philosophe au sens noble du terne. Pour moi, nous sommes tous à la recherche de quelque chose sauf que notre quête est aussi différente qu’évidente.
PR – Pourquoi avoir pris la religion comme thème central ?
RP – Je pourrais vous dire que j’ai été élevé dans la religion, mais cela n’expliquerait sûrement pas tout. En fait, je suis persuadé que la religion est à l’ origine du mal qui nous ronge lentement. A mon sens, aucune civilisation digne de ce nom ne peut se contenter de vagues récits ou d’images. Il y a toujours un moment où les croyances se changent en déception. La religion, c’est comme l’argent. Des fois, on en a vraiment besoin, alors que d’autres on est si riche qu’on s’en passe allégrement.
PR – Pourquoi avoir fait de Dieu le héros d’une œuvre littéraire ?
RP – En réponse à la Sainte Bible. Je me disais qu’on nous parlait beaucoup de Dieu, mais qu’à part Michel-Ange et quelques fanatiques, personne ne s’était vraiment donné la peine de lui fournir un alibi convenable. Je suis content. A présent, c’est chose faite.
PR – Le deuxième protagoniste se nomme Pascal. Hasard ou coïncidence ? |
RP – Rien de tel. Je voulais être l’interlocuteur du puisant. Après tout, pourquoi livrer un tel privilège à un autre. Pascal est très bien dans ce rôle. Grâce à lui, je suis un immortel.
PR – Avez-vous un autre roman en préparation ?
RP - Oui. Un drame social. “Causalité.”
PR – Pour finir, je pense que vos lecteurs aimeraient savoir si vous êtes croyant.
PR – Je crois bien plus en l’Homme qu’en Dieu. Mais l’un comme l’autre m’ont énormément déçu.
RP – Merci
PR – Merci à toi Pascal. |