Billet du 10/12/09. “Présentation”

 

Nom : Riebel

Prénom : Pascal

Age : 45 ans

Origines : Citoyen du Monde.

Profession : Auteur de fiction.

Roman déjà publié : Le huitième jour l'Homme créa Dieu. "Conte Philosophique"

Roman en préparation : Causalité. "Drame social"

Passion : L'écriture, la photographie et les forums littéraires.

Le projet le moins ambitieux : Finir le roman en cours.

Le projet le plus ambitieux : Porter "Le huitième jour l'homme créa Dieu" au cinéma.

 

Membre et fondateur "Les Auteurs Unis"
http://www.lesauteursunis.fr/
Billet du 11/12/09. “La Genèse.”

 

Bonjour,

Pour ce premier billet, je tiens à remercier tous ceux et toutes celles qui ont fait que "Le huitième jour l'Homme créa Dieu" soit un roman dont je puisse être fier.

Il n'est jamais facile de se lancer dans une carrière alors que rien ne nous y destiné. "Le huitième jour l'Homme créa Dieu" a occulté huit années de ma vie. Huit années durant lesquelles je n'ai cessé de croire en mon projet. Huit années durant lesquelles je rêvais de Gallimard, de Laffont, de prix et de gloire à tous les étages. C'est bon de rêver car sans cela je pense que j'aurais tout arrêté. Je n'ai pas eu l'audace de présenter ce manuscrit aux grands éditeurs de la place. Peut-être avais-je bien plus peur du succès que de l'échec. C'est donc dans une toute petite maison d'édition, chez un tout petit éditeur que "Le huitième jour l'Homme créa Dieu" a été publié, à compte d'éditeur.

La couverture a été réalisée par Rémy dont vous trouverez le lien sur le site au bas de la page dédiée à mon éditeur et à mes confrères.

Le site Internet a été mis en ligne au mois de février de l'année 2009. Sa mise à jour est constante. Les extraits sont régulièrement changés. Les graphiques sont sans cesse redessinés.

Depuis peu j'ai décidé d'ouvrir le site à des auteurs à la recherche d'éditeur(s), ainsi qu'à mes amis, les auteurs présents sur Facebook.

 

Célestement votre

 

Pascal

Billet du 18/12/09. “Grosse panne de livraison.”

Suite au succès inattendu qu'a rencontré "Le huitième jour l'Homme créa Dieu" le roman ne sera plus disponible avant 2010. Navré pour tous ceux qui avaient décidé de se l'offrir pour Noël. Mais je ne suis que l'auteur et non l'éditeur ou le distributeur.

Merci à tous les francophones qui contribuent à travers le monde et cela jour après jour au succès du "Le huitième jour l'Homme créa Dieu."  Merci à tous mes amis, les vrais et les virtuels.

Je profite de cette tribune pour annoncer à mes lecteurs que mon second roman est actuellement en écriture.

Si vous avez des questions vous pouvez m'écrire à l'adresse suivante : lehuitiemejourlhommecreadieu@gmail.com

Bonne fêtes ! À l’année prochaine…

 

Célestement votre

Pascal

Billet du 1/3/2010. Les Auteurs Unis - Livre de bord - Par Nathskaïa ET Pascal Riebel.

le départ


Il était aux alentours de minuit, quand poussés par un vent de folie, nous prîmes la mer. Debout sur le pont, je me demandais où était Kate… Kate Winslet. Le regard dans les étoiles, je fixais le rouge de notre bannière et je me disais que c’était une belle couleur. Que notre forum possédait un bon équipage. Que notre étrave était prête à suivre le sillon des dauphins et autres espadons, dont nous parlait si bien Hemingway. Qui sait, peut-être rencontrerions-nous le vieil homme et sa barque et qu’alors nous lui donnerions notre poisson afin qu’il nourrisse les pauvres de son village.

Soudain au loin, nous vîmes ce qui devait être de la fumée. C’était un autre forum, une autre embarcation, une autre bannière qui brûlait. Debout dans le cockpit, son capitaine se posait l’ultime question : Dois-je sauter comme ceux de mon équipage ou brûler tel un géant de papier ?

En passant à côté des naufragés, nous leur avons jeté plusieurs bouées, mais c’était déjà trop tard. Leur navire était trop chargé, l'équipage trop inexpérimenté, la voilure bien trop déployée. Au milieu des vagues, nous vîmes des textes. Des consonnes et des syllabes s’ébattaient dans des écrits qui prenaient l’eau à côté de poèmes d'où se détachaient les mots. C’était trop tard. Je vous le répète ! Trop tard pour rattraper une encre qui s’était dissoute et dont le mélange des couleurs avait créé un tourbillon qui les précipitait au fond du bouillon.

Silencieux et cloîtrés dans nos cabines, nous regardions la côte s’éloigner. Tout comme mes camarades, je me demandais où la mer allait nous porter...

J’en avais déjà pris des bateaux avant cette lune de mars 2010. Mais c’était la première fois que je le faisais avec un équipage dont j’ignorais absolument tout. J’étais inquiet. Inquiet pour mes projets. Inquiet pour l’un d’entre eux. Inquiet de voir notre navire s’échouer et nos textes disparaître. J’avais tout donné ce dernier mois afin que nous puissions prendre le large en toute sérénité. Mais je savais que la mer ne me ferait aucun cadeau, bien au contraire, et qu'il faudrait alors anticiper la moindre lame avant que sa déferlante ne nous renverse.

Si dans l’écume que le vent soulevait, je sentais un air de liberté, cette liberté était emprisonnée, cloisonnée dans de petites lucarnes que nous appelions "écrans". Sur notre navire nous avions tous un écran. Ils nous servaient à communiquer, à partager. Notre voyage se faisait en cabine VIP. Mais des VIP qui voyageraient chacun de leur côté. Les membres de notre équipage ne mangeaient jamais ensemble. Les membres de notre équipage ne buvaient jamais ensemble. Les membres de notre équipage ne se battaient jamais pour l’unique douche du bord.

La plupart des membres provenaient d’autres navires. Certains venaient d’un énorme paquebot du nom de Facebook, d’autres d’embarcations moins prestigieuses... moi-même je fus de ceux-là. Certains venaient d'encore plus loin, voire directement du Québec voisin.

J’ai connu des capitaines, qui par manque de volonté se noyaient un peu plus chaque jour. C’est pour cela que j’ai créé notre Arche. Parmi nous subsistent des Hommes de bonne volonté. Certains sont venus chercher le grand air, d’autres un sens à l’existence. Trente nous fûmes en prenant la mer… Mais combien subsisteront ? Combien les relèveront ? Combien se jetteront aux requins ? Je ne saurais le dire.

Debout sur le pont, je scrute la ligne d’horizon, me disant que le plus dur est devant nous...
Billet du 2/3/2010. Les Auteurs Unis - Livre de bord - Par Nathskaïa ET Pascal Riebel.

L'équipage

Il est 01 heure 30. La mer est calme. Le ciel est dégagé. L’équipage est couché. Comme tous les soirs, j’écris afin de nous immortaliser sur une de ces photos qui, à défaut de jaunir, s’imprimera un temps au fond de ma singulière mémoire. Oui j’ai peur, mais non de la mort. J’ai peur de ne plus être. De ne plus pouvoir donner à ceux qui ont tellement à nous apporter. De ma cabine, je vois dans le ciel une myriade d’étoiles qui n’attendent qu’à être décrochées. J’aime l’image de ce petit bonhomme qui, debout sur son échelle, tente de décrocher une lune qui ne demande qu’à être. J’aime la nuit, non parce qu’elle porte conseil, mais parce qu’elle me permet de voler les rêves de ceux qui sommeillent.

Ce matin, nos écrans se sont allumés sur un air de déjà-vu. Ce soir, tous les écrans se sont éteints. Tous, sauf le mien. Notre journée aurait pu être des plus calmes s’il n’y avait pas eu cette petite vague, une étrange crête de mousse blanche, que nous avons affrontée de face afin de ne pas être déviés de notre route. Je crois que ce fut une sage décision.

En début de soirée est arrivé un message de la cabine numéro 2, qui n’est autre que celle de l’un de mes seconds. Ce message m’informait d’un problème survenu sur le pont avant. Un surfeur, que nous venions d’embarquer et qui n’ayant pas bien compris la manœuvre, était en train de confondre notre sublime goélette, un deux-mâts d’époque en bois précieux, avec un misérable tas de ferraille à vapeur de l’entre-deux-guerres.

Comme tout bon capitaine, il me fallut enlever mon pyjama à la hâte, revêtir mon uniforme et coiffer ma casquette pour intervenir au plus vite. Bien entendu, comme c’était la première fois que je me lançais dans ce genre d’exercice, j’ai allumé mon écran sans me poser la moindre question. J’ai rédigé un papier dans lequel je demandais au jeune mousse de nettoyer le pont qu’il avait barbouillé.

Depuis notre départ, nous avons recueilli pas moins de trois surfeurs égarés. Il faut bien en convenir, la mer Internet n’est pas très sûre pour qui veut naviguer à l’aveuglette. Il y a les pirates dans leurs invisibles sous-marins, les marchands d’illusions qui sillonnent la crête des vagues à la recherche de surfeurs en mal de sensations, les illusionnistes de haut vol et les travestis du langage. Et si en réalité… le capitaine était une femme ? Bon, je sais que cela ne vous déplairait guère ! Mais tout de même ! De quoi sommes-nous sûrs ?

Maintenant, laissez-moi vous parler de mes seconds. Ils ne sont qu’au nombre de cinq, ce qui s’avérera probablement trop peu.

La première, il s’agit d’une femme… enfin je crois. En plus d’être une plume d’exception, Blackfountain, c’est aussi le nom de code du chef d’une mafia familiale qui sévit gentiment à notre bord. Tout comme moi, elle aime son prochain et nous la respectons pour cela, même si nous craignons d’être rackettés par ses deux enfants. Des plus dévouées, elle n’hésite jamais à me rappeler notre cap ou mes jeunes erreurs dans l’exercice de mes fonctions. Marie Blackfountain est à notre navire, ce que le vent est à la voilure.

La seconde, car il s’agit encore fois d’une mère de famille, nous vient des grands froids, de l’Est lointain, de la grande Russie d’autrefois. Nathskaïa, c’est un soupçon de charme slave, une pointe d’ironie à consommer sans modération et une dose de modestie qu’il nous faudrait répandre sur les eaux afin de laisser derrière nous un monde un peu plus humble. Mais attention… quand il s’agit de manœuvrer sur le pont avant, elle devient des plus redoutables et ses avertissements ne sont pas à prendre à la légère. Sur le bateau, nous l’apprécions pour toutes ses qualités. Des plus sérieuses, elle possède la clé de nos écrans, ce qui lui permet d’intervenir à sa façon « petite souris ».

Le troisième se nomme Sylvain, et ouf ! Lui, c’est un homme ! Sylvain est un artisan des mots, un artiste, un équilibriste sur le fil, qui traverse ses poèmes tel un funambule sous la Lune. Bien que je le connaisse un peu moins que les autres, ce que je sais de lui me fait vous dire qu’il n’aurait point déplu à un certain Jean Valjean. Lorsqu’il se trouve sur le pont avant, ses commentaires sont toujours constructifs et respectueux. Pour cela, il est très apprécié par l’ensemble des membres de l’équipage.

Notre quatrième second se nomme Damien. Très présent, et cela depuis les premiers instants, il est un poète de grand talent comme le sont tous les incompris de la littérature. Un talent qui a depuis longtemps dépassé les limites de notre bastingage. Sur mon écran, je lis ses écrits et derrière chaque mot, je l’entends nous conter ses peurs : peur de l’instant, peur de l’après-midi, peur d’une nuit qui serait sans fin, sans lendemain. Je me sens très proche de lui. Pour ces raisons et pour son travail sur le pont, il est apprécié et compris de tous.

Le dernier mais non des moindres, se nomme Jérémy et tout comme Damien, c’est un jeune artiste dont les poèmes sont bien plus que de l’éloquence sur des airs à belles consonances. Très investi, il est aussi des plus sérieux et cela, malgré sa jeunesse et sans doute même, grâce à sa jeunesse. Pour tout cela, il a reçu notre confiance.

Il est maintenant 02 heures 21 et je suis de quart. Seul sur le pont, j’écoute "Free Bird" de Lynyrd Skynyrd et je me dis que si j’étais cet oiseau, je verrais la mer de bien plus haut et bien plus loin que de notre goélette…


Billet du 3/3/2010. Les Auteurs Unis - Livre de bord - Par Nathskaïa ET Pascal Riebel.

L'oiseau

Comme la journée précédente, nous dûmes faire escale dans le petit village du monde de notre imaginaire pour embarquer à notre bord trois nouveaux mousses.

Malheureusement et malgré le travail de la petite souris, notre pont reste toujours aussi barbouillé. Le mousse, que j’avais mis en garde la veille, ne s’est pas présenté sur le pont et son écran est resté éteint toute la journée.

Dans notre sillage, nous laissons des phrases, des mots souvent lourds de sens, des termes sans conséquence, des textes que nous rédigeons pour le seul plaisir de nous lire.

Au milieu des énormes forums et autres plateformes qui tracent les mers à nos côtés, nous sommes un bien frêle esquif. Notre pont n’a rien de commun avec les géants des mers, ces monstres flottants qui engloutissent tout sur leur passage, pour finalement dégorger leurs créations comme autant de textes jetés aux poissons. Notre petite taille nous permettant de naviguer sans faire trop de vagues, nous nous glissons entre les vents pour attraper les bons courants.

Il est 01 heure 30 et je suis sur le pont en train de relire tranquillement les productions de notre journée, je vérifie les écrits et la teneur de leurs commentaires. Mon rôle de capitaine n’étant pas de juger, mais de maintenir le cap, une sorte de statu quo dans l’intérêt de tous. Je lisais, lorsque soudain, surgie de nulle part, je vis arriver une énorme mouette… pour ne pas dire une mouette géante ! De ses puissantes ailes, elle fondait sur notre goélette, ses yeux rivés sur le pont. Nul doute… son intention était bien de s’y poser. Curieux, je restais un moment à la contempler. Dans un élégant battement d’ailes, elle se posa enfin.

« Comment t’appelles-tu ? lui demandai-je alors.
- Mais je suis Kate ! me répondit-elle d’un claquement de bec effaré. Kate Winslet ! Tu ne me reconnais pas ? »

Là, je dois bien vous avouer que je fus tout… tout… tout ébaubi ! Je me sentais un peu seul et la nuit ne faisait que commencer, alors j’ai engagé la conversation avec l’oiseau. Et comme cela me rappelait certaines belles soirées des années 80, nous avons poursuivi ce dialogue jusqu’au bout de la nuit.

Et puis l’aube est arrivée, faite de couleurs, de fraîcheur et de bonne humeur.

Debout sur le pont, je regarde l’oiseau s’envoler, me demandant s’il tiendra sa promesse…

Billet du 4/3/2010. Les Auteurs Unis - Livre de bord - Par Nathskaïa ET Pascal Riebel.

Le supplice de la planche

L’oiseau me l’avait dit : « Un jour arrivera où tu devras te montrer plus dur ! Dubitatif, j’ai esquissé un sourire. Me voyant circonspect, l’oiseau avait ajouté : « Si, tu verras, il te faudra passer un équipier sur la planche… un jour… »

Ce qu’il m’avait dit alors, m’avait paru insolite sur l’instant. Pourtant, après son départ, l’écho de ses mots me fit tourner et retourner toute la nuit sur ma couche. De mes brefs instants de sommeil, je n’ai gardé que des écrans remplis d’eau, des messages erronés et quelques lignes se chevauchant sur un rougeâtre sans fin. J’étais un alpiniste grimpant les catégories d’un forum géant, à la recherche d’un message qu’il fallait à tout prix effacer si je ne voulais pas mettre en péril le monde des forums. Mais voilà, le message avait disparu. Des pirates s’en étaient emparés pour le revendre à un autre forum qui naviguait paisiblement à nos cotés.

A 06 heures 00, quand le réveil me tira enfin de ce mauvais trip, j’étais encore en train de me débattre entre les pages d’un livre de bord qui n’était nullement le mien et où un calamar me criait « Reviens fils ! Fils ! Reviens ! ». J’avais vraiment vécu une sacrée nuit de m… bip… folie.

Calmement, j’allumais mon écran à la recherche du fameux message qui m’avait échappé toute la nuit. En arrivant sur le pont avant, mon premier regard fut pour le barbouillis qui était toujours là, me narguant. Bien que j’eusse très très mal dormi, cela ne suffit pourtant pas à me faire sortir de mes gonds.

Puis, parcourant les différents forums, je remarquais immédiatement qu’un des forums était en pleine effervescence, discutant à bâtons rompus d’un sujet récurrent et toujours si brûlant dans le monde des forums, à savoir : Mère Ortaugraf. Cette dame, ou disons plutôt, cette très grande et très vielle dame montée sur une paire d’échasses n’a jamais aimé qu’on la malmène. Très concerné par ce sujet, je me suis introduit au cœur de mes peurs. J’étais tout petit, peu fier, mais j’avais déjà fait tant de route et essuyé tant de tempêtes que j’étais prêt à l’affronter. Du haut de ses échasses, la vielle dame me regardait, me jugeait comme autrefois. Seulement… elle ne me faisait plus peur ! Elle était subtile, je serai vigilent. Elle était intransigeante, je serai rigoureux. Elle était exigeante, je serai précis.

Comme j’aurais dû le faire il y a bien longtemps déjà, j’ai levé la tête et j’ai affronté son regard, yeux dans les yeux. Et là, j’y ai vu mon vieux professeur de français qui me criait « tu ne comprendras jamais rien à rien ! Tu ne seras qu’un clochard quand tes études seront finies… » Et bien que la vie lui donna raison un temps, la vie m’a donné la chance de prendre ma revanche. Je vis, j’écris et lui, il est mort.

Comme j’avais rivé son clou à la grande dame en noir et que je n’avais plus rien à lui dire, j’ai poursuivi ma route, tranquille et serein. Je me suis introduit furtivement au cœur d’une présentation. C’était celle d’un mousse qui avait embarqué de nuit, et dont le nom me laissait à penser qu’il serait corrosif. J’ai souri.

En faisant mes vérifications d’usage, j’ai vu qu’il y avait deux mousses qui n’avaient pas quitté leur cabine depuis fort longtemps. Notre goélette étant de modeste taille et la place y étant précieuse, j’ai décidé qu’il était grand temps de sortir la planche, confirmant ainsi les prédictions de l’oiseau de la nuit.

Depuis mon panneau de contrôle, j’ai sélectionné les moussaillons en question. Ce faisant et comme j’étais d’humeur guillerette, j’en ai profité pour leur adjoindre Hélène… notre mousse barbouilleur. Puis, d’un geste large et généreux, je les ai poussés, direction : la longue planche ! En deux temps trois mouvements, l’affaire fut expédiée. Pour moi, capitaine au cœur de pirate, l’instant fut des plus jouissifs.

Avant de sauter à la mer, le mousse barbouilleur m’avait écrit une sorte de… truc. Un truc illisible, un truc que je n’ai pas compris. Finalement, en perdition, elle s’est échouée sur un autre forum dont elle inonde toutes les catégories de la haine qu’elle a nourrie à notre encontre. Par mesure de précaution, avant de la mettre sur la planche, je lui avais collé une balise Argos sur son adresse IP pour le cas où elle ressurgirait.

Comme le spectacle était fini et qu’il n’y avait plus rien à voir, nous avons tous regagné nos cabines pour reprendre le cours de nos vies.
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Il est 03 heures 00. Vos écrans se sont éteints. A mon tour je coupe le mien. Depuis mon panneaux de contrôle, j’ai sélectionnais les mousse en question. Comme j’étais de bonne humeur, j’en n’ai profité pour leur adjoindre notre amie Hélène, et je les ai poussés direction la longue planche. Pour moi qui suis un grand fan des films sur les Pirate l’instant fut des plus jouissifs.
 Avant de sauté, Hélène m’as écrit un truc. Mais comme c’était illisible car je n’avais pas mon mobil, je n’ais rien compris du coup elle a fini sur un autre forum ou depuis elle inonde toutes les catégories de sa haine, une haine qu’elle a nourrie a notre égard. Par mesure de précaution, avant de la mettre sur la planche, je lui ais collé une balise sur son IP des fois que.  En quelques instants l’affaire était expédiée. Comme il n’y avait plus rien à voir, nous avons regagné nos cabines afin de reprendre le coure de nos vie.
Il est trois heures. Nos écrans sont éteins. A mon tour je coupe le mien.